La vitamine B9 en projet bébé

La semaine dernière, je vous parlais de vitamine B9, d’acide folique et de gêne MTHFR. Mais peut-être que vous vous demandez pourquoi la vitamine B9 est si importante en préconception et pendant la grossesse ?

Carte d’identité de la B9

La vitamine B9 fait partie des vitamines du groupe B, qui sont hydrosolubles (c’est à dire qu’elles solubles dans l’eau). Il n’y a donc pas de risque d’excès sur ces vitamines, dont le surplus sera éliminé via les urines.

La vitamine B9 participe au bon fonctionnement de l’organisme et est impliquée dans de nombreuses fonctions : formation des globules rouges, production et renouvellement cellulaire, fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire…

Vitamine B9, préconception et grossesse

Il a été prouvé scientifiquement que la carence en vitamine B9 a un lien direct avec les anomalies du tube neural qui peuvent toucher un fœtus. Le tube neural se formant sur les premières semaines de vie (premier mois de la grossesse), il est important de s’intéresser à la vitamine B9 dès le projet bébé.

La vitamine B9 a aussi un impact sur le développement du placenta, de la circulation sanguine, la croissance du foetus…

Comment avoir un bon taux de vitamine B9 ?

Notre corps ne peut synthétiser de la vitamine B9, nous devons donc l’apporter via notre alimentation ou la supplémentation.

Les sources de vitamine B9 :

  • légumes verts à feuilles (épinard, salade, oseille, cresson…)
  • jaune d’oeuf
  • germe de blé
  • légumineuses (lentilles, pois cassés, soja…)
  • oléagineux (noisettes…)
  • levures
  • châtaigne
  • pollen
  • échalotes….

La vitamine B9 est sensible à la chaleur (notamment dans l’eau), à l’air et à la lumière.

Pour les apports via supplémentation, je vous conseille de lire mon article de la semaine dernière ici. En 2016, les apports recommandés chez la femme en projet bébé étaient de 440μg/jour (environ 2 mois avant la conception et pendant le premier trimestre).

J’espère que cet article vous aura permis d’en apprendre plus sur cette vitamine si importante en périnatalité !

Le gêne MTHFR, la vitamine B9 et l’acide folique

Si vous avez lu mon livre Ma grossesse naturo, vous connaissez l’importance de la vitamine B9 en préconception (sinon, pas de panique ce sera l’objet d’un prochain article de blog). Dans la grande majorité des cas, les femmes en projet bébé se voient prescrire des ordonnances avec un complément en acide folique, c’est à dire la forme synthétique de la vitamine B9.

Si vous avez lu, attentivement, Ma grossesse naturo ^^, vous savez que certaines femmes n’assimilent pas, ou pas correctement, les compléments alimentaires en acide folique et nous allons voir pourquoi.

Le gêne MTHFR

De son nom complet « méthylènetétrahydrofolate réductase », le gêne MTHFR produit une enzyme avec un rôle important : transformer les formes synthétiques en formes utilisables par l’organisme (processus de méthylation). L’acide folique peut ainsi, grâce au MTHFR, être transformé en méthylfolates, une forme active que l’organisme peut utiliser. Sauf que…

Sauf que beaucoup de femmes sont porteuses d’une mutation de ce gêne MTHFR. Cela veut donc dire que le corps ne transforme pas correctement, ou pas du tout (il existe plusieurs variants) les formes synthétiques en formes utilisables. Les femmes porteuses de cette mutation peuvent donc prendre des compléments en acide folique pendant une longue période… rien (ou ou pas grand chose) ne sera assimilé par le corps (c’est le cas pour la B9 mais également pour d’autres vitamines comme la B12).

Comment savoir si on est porteuse de cette mutation ?

Vous pouvez vous rapprocher de votre médecin pour envisager une analyse (dosage de l’homocystéine notamment) et un test génétique salivaire.
Si le résultat est négatif, vous pouvez bien sûr utiliser de l’acide folique mais j’aurais quand même tendance à vous conseiller de lire le paragraphe ci-dessous 🙂

Que faire si vous êtes porteuse de la mutation ?

Pas de panique, vous allez pouvoir vous supplémenter mais en prenant une forme biodisponible et méthylée (facilement utilisable par l’organisme et ne nécessitant pas de méthylation) : les acides 5-méthyltétrahydrofolique (5-MTHFR).

Vous pouvez également (je vous le recommande ++) enrichir votre alimentation avec des aliments riches en vitamine B9 : légumineuses (notamment lentilles, pois cassés… ), légumes verts à feuilles (comme épinards), les noisettes, les œufs… Ce conseil est valables pour toutes les femmes 🙂

Les compléments que je recommande

Ce sont des compléments multivitamines contenant de la vitamine B9 sous forme méthylée.

  • Baby Bump de Jolly Mama
  • 9 mois de Holis
  • Grossesse des Laboratoires Unae
  • Grossesse de Boome Paris

J’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair, surtout si vous êtes en préconception. Si c’est le cas, j’ai un programme d’accompagnement spécial projet bébé intitulé Baby Bloom dans lequel je partage énormément d’informations comme celles que vous venez de lire.

Les naturopathes sont-ils dangereux ?

Vous avez peut-être entendu parler de la polémique Doctolib/Naturopathe du mois d’août ?

Si ce n’est pas le cas, voici un petit résumé : Doctolib (plateforme de rendez-vous en ligne) a supprimé plusieurs profils de naturopathes sur la demande d’utilisateurs et de professionnels de santé (médecins notamment). En effet, ces naturopathes étaient proches (en termes de valeurs, de méthodes…) de Irène Grosjean et Thierry Casasnovas – qui ont des pratiques qui font souvent polémiques.

Tous les naturopathes n’ont pas la même approche et ne pratiquent pas toutes les mêmes méthodes. Comme dans toutes les professions, il y a des personnes dangereuses et des charlatans. 

La naturopathie n’est pas une profession règlementée : n’importe qui peut se dire naturopathe et poser sa plaque…

Alors, comment choisir son ou sa naturopathe ?

Vérifier la formation/le cursus/éventuellement l’adhésion à un syndicat de professionnels si ce point est important pour vous. 

Une école de naturopathie doit proposer un cursus de minimum 1200h avec des enseignements divers (naturopathie mais aussi anatomie, physiologie, complémentarité avec les professionnels de santé et autres professionnels, etc.). La plupart des naturopathes précisent leur formation sur le site Internet. Selon moi, il est également important de vérifier que le.la naturopathe a pratiqué pendant sa formation (études de cas et mises en situations théoriques et réelles).

Pour tout savoir si mon cursus, vous pouvez cliquer ici.

Discuter avec le.la naturopathe : mail, appel, sms…

Dans une relation naturopathe-client (le terme patient est réservé au domaine médical et paramédical), le relationnel et le “feeling” est très important ! Vous pourrez d’ailleurs à ce moment poser des questions sur la formation (si vous n’avez pas trouvé les infos en amont ou que vous souhaitez des précisions), l’approche du naturo, le format des consultation, la rédaction d’un Programme d’Hygiène Vitale… Cette discussion sert également à vérifier que le.la naturopathe est la bonne personne pour vous accompagner en termes de compétences. Par exemple, je peux orienter une cliente qui vient pour des troubles digestifs importants vers un.e naturo spécialisée dans cette thématique. Cette discussion sert ainsi autant au client qu’au naturopathe.

Vérifier que le.la naturopathe respecte les limites d’exercice de son métier

Le vocabulaire doit être adapté et la posture ferme : nous ne posons pas de diagnostic, nous ne sommes pas professionnel.les de santé, nous ne voyons pas des patients mais des clients ou consultants, nous ne guérissons pas mais nous accompagnons…

Comme tous métiers, il convient d’orienter la personne vers les professionnel.les adaptés : cela s’appelle travailler en complémentarité. L’approche pluridisciplinaire est à mon sens la meilleure façon d’accompagner quelqu’un.

Un.e naturopathe ne doit JAMAIS vous demander d’interrompre un traitement. Cela implique aussi que le.la naturo doit vous demander si vous prenez un traitement (pour vérifier les possibles interactions avec les astuces naturelles données), si vous avez des allergies…

S’informer sur les modalités de consultation

Une première consultation de naturopathie dure longtemps car l’amanèse (les questions) est longue : c’est une approche holistique ! Mes consultations périnatalité durent 2h et hors périnatalité 1h30. Les consultations de suivi sont en revanche plus courtes (entre 45mn et 1h). 

Un compte-rendu (Programme d’Hygiène Vitale) doit être communiqué. Le.la naturopathe est avant tout un éducateur.trice de santé et doit partager ses connaissances.


La naturopathie est une magnifique approche (je prêche pour ma paroisse ^^) mais je reconnais qu’il peut-être difficile de s’y retrouver.